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Feuille de personnage TV 2.1
(PDF; 28 KB)

Modifié le: 25.08.2006

Article par: Alias

Tigres Volants 2.11SE
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Tigres Volants 3.0

Tigres Volants 3.0
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"And you wonder how
In a world like this
Can we keep ourselves alive?..
"
(Refugee)

Avec ce chapitre, on rentre dans les diverses petites choses que j'ai envie de vous dire à propos de l'univers de Tigres Volants et que je ne sais pas où mettre. Les détails de vie quotidienne, l'environnement social et les divers détails et anecdotes, je vais les coller ici. Ça vous fera de la lecture...

Histoire de rire, j'ai constitué une sorte d'abécédaire, qui donnera aux joueurs une idée de l'ambiance du jeu et aux déhemmes des idées de scénarios. Tigres Volants de A à Z, quoi!..

A comme ARMEMENT:

C'est un fait qu'un peu tout le monde (parmi la population civile, s'entend) dans la Sphère porte un flingue, et ce à de rares exceptions près. Ces exceptions sont, entre autres, la République Eyldarin, la Fédération des Hautes-Terres et les planètes sous le contrôle du CEPMES (et encore).

Le système des catégories instauré par le CEPMES a permis dans une certaine mesure d'éviter la prolifération d'armement militaire (et par conséquent très dangereux) entre les mains des civils. Le problème, c'est que ce système n'est pas utilisé par tout le monde, notamment les N.A.U.S., qui ont purement et simplement légalisé toute forme d'armement personnel et véhiculaire. Un vieux dicton américain dit que "une société armée est une société polie", mais la sagesse populaire est une chose, la mentalité nord-américaine en est une autre... Dans le même ordre d'idées, la F.E.F. n'a aucune législation sur l'armement, ou si elle en a une, tout le monde s'applique à l'ignorer consciencieusement...

L'Europe, Israël, Copacabana et la G.M.S. respectent les régulations du CEPMES; le climat social y est déjà nettement plus sain. Les Ligues Atlani sont moins laxistes envers les maniaques des pétoires diverses, n'autorisant que certaines armes à leurs seuls citoyens, les autres n'ayant droit qu'aux armes non-mortelles ou de chasse.

La palme de la sévérité revient à la Fédération des Hautes-Terres et à la République Eyldarin (pour une fois qu'ils sont d'accord...), le premier n'autorisant des armes dites dangereuses qu'à des personnes stables et acquittant des sommes exhorbitantes pour le permis adéquat, la seconde ayant purement et simplement banni toute arme plus puissante qu'un lance-dard (exception faite des armes de combat rapproché, réservées aux citoyens eyldarin).

Pour finir, on peut citer l'exemple du Haut-Commandement Karlan, qui interdit aux civils (c'est-à-dire les "peuples soumis") de porter la moindre arme, alors que les militaires ont droit à plus ou moins ce qu'ils veulent (en fait, ce que l'Etat leur donne...). Inutile de dire que les Hjandri ne sont pas du même avis et le font savoir...

B comme BEAUX-ARTS:

Le cinéma est sans aucun doute l'art qui a le plus souffert. Le fait que les Terriens soient les seuls dans toute la Sphère à avoir développé cette forme d'expression n'y est sans doute pas étrange. Quoi qu'il en soit, le cinéma ne se remit jamais de 1992.

Les non-Terriens ne lui ont guère manifesté plus qu'un intérêt poli, ce qui fait que la plupart des grands studios se firent rapidement gober par des multinationales de la télévision et ne servirent plus qu'au tournage de séries, téléfilms et autres sit-coms, nettement plus rentables. Pour vous donner une idée, on ne produit plus à l'heure actuelle dans la Sphère qu'un petit millier de films long-métrage par an (contre plus de deux millions en 1985 sur Terre), et encore seuls une dizaine sont dignes d'un certain intérêt...

D'un autre côté, le théâtre a pris une spectaculaire revanche sur son concurrent de toujours, puisque la production théâtrale est toujours restée constante, notamment grâce à la multiplication de petites compagnies de music-hall itinérantes. On remarque aussi un retour en masse du café-concert, des artistes des rues et du cirque. Rien d'étonnant quand on connaît l'attrait de ces traditions auprès de la plupart des peuples de la Sphère.

Les arts de la plume (poésie, littérature) eurent fort à faire pour concurrencer la médiatisation de la société, surtout sur Terre après 2101... L'un dans l'autre, ils s'en sortirent plutôt bien. En effet, nombreuses sont les races qui ont eu (et ont encore) une tradition écrite, et donc pour qui la littérature n'est pas une absurdité risible, comme on aurait pu le craindre.

En gros, les extra-terrestres nourrissent une passion débordante sur tout ce qui concerne l'histoire de la Terre, ainsi que les fictions et les romans policiers. Par contre, les romans à l'eau-de-rose, les traités philosophiques et les livres saints sont pris au mieux au deuxième degré, au pire comme laxatif... Curieusement, la science-fiction du 19, 20 et 21e siècle ne les fait pas tellement rire.

Peinture et sculpture oscillent entre des crises de renouveau classique, s'inspirant des grands maîtres des temps passés, et un symbolisme métaphysique totalement abracadabrant, dans lequel mêmes les critiques les plus endurcis, bardés de diplômes de philosophie théorique expérimentale ne se retrouvent pas et qui ferait passer Salvator DALI pour un professeur de français faisant la classe à des gosses de 10 ans...

Rassurez-vous, les artistes non plus ne comprennent pas ce qu'ils font: à ce moment-là, soit ils étaient bourrés, soit ils étaient fatigués, soit ils étaient fracassés, soit il y avait un bug dans leur programme de synthèse, soit c'était par accident...

C comme CUISINE:

Problème quotidien que celui de la nutrition! Ce n'est pas facile de nourrir plus de 200 milliards d'individus, avec en général autant de goûts culinaires différents...

La nourriture naturelle, en 2290, est devenue une sorte de luxe. Produite en majorité en République Eyldarin, dans les Ligues Atlani et dans certains coins de la F.E.F., la plupart des produits dits "naturels" représentent en fait la finalité de plus de 10'000 ans d'élevage sélectif et de -- rares -- manipulations génétiques. Ceci est tout aussi vrai pour les céréales que pour le bétail, sans compter le fait -- soit dit en passant -- qu'il a fallu dans certains endroits accoutumer lesdits produits à un environnement différent.

L'individu moyen, lui, se nourrit de substituts imitant en substance et en goût, avec plus ou moins de bonheur, des aliments réels et lui apportant un équilibre en vitamines, sels minéraux, fibres, etc... Sur Terre, ainsi que sur une multitude d'autres planètes, la nourriture "artificielle" est à base d'algue ou de soja, alors que d'autres méthodes utilisent une pâte faite d'une multitude de fibres végétales.

D comme DROGUÉS-SALES-JEUNES!:

Sur Terre et ailleurs, la jeunesse des villes et des campagnes eut toujours à souffrir des reproches de ses aînés, et ce n'est pas maintenant que ça va changer. La mentalité "tous des drogués-chevelus-hirsutes ma pov' dame!.." n'est pas en voie d'extinction; on peut même dire que le beauf moyen a encore de belles années devant lui.

Avoir 15 ans dans une société où la guerre est une menace suffisamment sérieuse pour faire flipper tout le monde, où l'hypocrisie politique fait des merveilles, où les rares personnes qui élèvent un tantinet la voix pour dire autre chose que des conneries sont promptement ridiculisées, n'est pas vraiment une situation enviable. Alors les jeunes (Humains et assimilés, surtout) réagissent, souvent violemment, contre leur biosphère. 2290 est l'âge des gangs, où on apprend à se battre, à arnaquer son prochain, à fumer de la thyrazoïne ainsi qu'à refaire le monde et se serrer les coudes. Peu de gens ne sont pas passés par là, même si ça fait mal à certains d'avouer qu'à vingt ans, ils ruminaient des drogues de synthèse toute la journée avec des arnaqueurs et des petits voleurs...

A ce sujet, la distribution de drogue a été dès -600 une préoccupation du CEPMES. Afin de couper court à toutes les malversations criminelles, stupéfiants naturels ou de synthèse furent produits en masse et sous contrôle médical strict et inondèrent rapidement le marché. Les grandes entreprises mafieuses locales se trouvant brusquement déclassées, finirent par arrêter la production.

Actuellement, les produits ont été soigneusement sélectionnés pour être exempts d'effets néfastes. Les dérivés de la Thyrène (épice en provenance de l'espace eyldarin) sont les plus populaires (Thyrazoïne Alpha et Beta). Les drogues illégales le sont parce qu'elles sont dangereuses pour l'organisme.

E comme ET DIEU DANS TOUT ÇA ?..:

Il va bien, merci pour lui. Pour être précis, toutes les religions qui lui tournent autour, quel qu'il soit et qu'elles soient.

Pour ne citer qu'eux, les catholiques ont gentiment continué à casser les bonbons d'un peu tout le monde. Vers 2051, on a assisté à un regroupement de la plupart des églises et sectes chrétiennes, puis ce fut de nouveau le schisme généralisé en 2100 sur la question des extra-terrestres. Après moult discussions, le Concile de Vatican IV (2104) décida que toutes les races "évoluées" de la Sphère avaient une âme et donc méritaient d'être Sauvées.

L'Islam connut son apogée lors de la première moitié du 21e siècle, alors que l'Empire Islamique occupait tout le Proche- et Moyen-Orient, ainsi que l'Afrique du Nord. L'invasion highlander marqua le déclin de la civilisation islamique, ainsi que de la plupart des religions en vigueur dans les territoires de la Fédération, l'Etat faisant tout son possible pour imposer sa tutelle aux autorités religieuses, ce qui ne se fit pas sans heurts. En Fédération, l'Etat remplace l'Eglise (au sens large du terme) en tant que Guide Spirituel des masses laborieuses (ça ne vous rappelle rien?..).

Mis à part ça, le reste de la Sphère se complaît dans un athéisme bon teint, où surnagent encore quelques vagues légendes et superstitions. Les Siyani vénèrent le dieu Pognon (mais alors là, qu'est-ce qu'ils le vénèrent!). Les Eyldar et les Atlani font montre de la plus grande suspicion à l'égard des dieux et autres puissances occultes (même s'ils en reconnaissent -- parfois -- l'existence). Les Karlan refusent l'idée-même d'un (ou de plusieurs) Être(s) Suprême(s).

Outre les Terriens, il n'y a en fait plus que les Talvarids pour se passionner encore sur des problèmes de religion...

F comme FI DONC, QUEL LANGAGE!..:

Or donc, en théorie, la langue universelle plus connue sous le nom risible de "galactique" est parlée dans toute la Sphère. Qu'en est-il réellement? Eh bien pour parler franchement, c'est pas l'euphorie!..

Ce sont en fait surtout les Highlanders, les diplomates de tous bords, les hommes d'affaires et les enfants en fin de scolarité qui parlent vraiment couramment le galactique. Le reste du temps, on se débrouille avec l'anglais, quelques mots d'eyldarin et c'est tout. Pendant plus de 3'000 ans, l'eyldarin (Arlauriëntur oblige) fut la langue la plus parlée dans la Sphère. Il a fallu que les Terriens débarquent avec leurs gros sabots et leurs 200 dialectes pour que le CEPMES décide que ça faisait vraiment beaucoup et qu'il fallait mettre de l'ordre.

Il ne faut cependant pas être trop méchant avec le galactique; ce langage a en effet un avantage, c'est qu'il permet à deux êtres de races aussi différentes qu'un Karlan et un Siyan de parler ensemble en se comprenant raisonnablement bien.

Plus universel encore que le Galactique: l'argot! Images imperméables pour le profane, la langue fleurie, comme disait le poète, permit aux jeunes et marginaux de s'exprimer et de régler leurs comptes avec la société.

Quelques exemples d'expressions populaires: "Deal Siyansk" (mauvais plan, combine foireuse), "Made in Fantir" (made in Hong-Kong, de la daube), "la Frontière" (Perpète-Les-Bains; on dit aussi "la Twilight Zone"), "le Cinquième Age" (il y a très très longtemps... l'an 40), "l'Empereur d'Islam" (malchanceux notoire), etc...

Quelques individus mesquins affirment que la langue la plus parlée dans la Sphère est la langue de bois, mais bon...

G comme GUERRE:

Dès sa création, en -1398, le CEPMES s'est appliqué à faire respecter ce qui était alors la Convention Interstellaire de Réglementation des Combats. En -625, cette convention fut revue et corrigée et devint le Droit de la Guerre (moins hypocrite). Elle interdit entre autres l'emploi d'armement thermonucléaire en général et dans les limites d'une atmosphère en particulier. C'est aussi ce texte qui détermina bien plus tard les catégories d'armes (cf. Armement). Il détermine aussi l'attitude que les combattants doivent observer vis-à-vis de la population civile, des prisonniers de guerre, etc...

De par ce traité, tous les soldats se doivent d'être munis d'un équipement défensif optimum et ne doivent plus être employés comme "chair à canon" comme dans le passé. Ce ne sont pas tant les guerres de l'Arlauriëntur qui ont forcé le CEPMES à prendre ces mesures, mais bel et bien la boucherie des Guerres Mondiales Terriennes: la troisième fit à elle seule et en trois ans autant de morts que les vingts premiers siècles de la Première Guerre d'Expansion.

Ceci dit, beaucoup de gens s'accordent à penser que ce texte est une des plus belles conneries jamais écrites par des politicards hypocrites et, surtout, tout sauf l'instrument de paix auquel on voudrait nous faire croire. En effet, il faut reconnaître que pour l'individu moyen de 2290, la guerre entre deux blocs est devenue une chose presque banale. Le raisonnement est le suivant: puisque tout est codifié, il n'y a pas de risques d'écarts; on ne risque quasiment rien, c'est tout entre militaires.

Or les Guerres Corporatives ont prouvé (si besoin était) que tout sentiment de sécurité par rapport à une guerre majeure n'est qu'illusoire! Aussi codifiée qu'elle soit, une guerre sera toujours un désastre. La F.E.F. mettra, aux dires des économistes, cinquante ans à se remettre, trois fois plus si elle reste dans l'état politique actuel.

Il n'y a en fait à l'heure actuelle presque pas de "conscience pacifiste" dans la Sphère, mis à part la République Eyldarin (qui fait rire tout le monde). Les rares mouvements, pour la plupart créés il y a moins de 15 ans, sont pour le moment ridiculisés par l'opinion publique et ne disposent d'aucun appui réel. Beaucoup trop de gens ont intérêt à ce que le statu quo persiste.

H comme HAUTE-TECHNOLOGIE:

La recherche scientifique est actuellement, aux dires des spécialistes, en pleine stagnation. Non pas que l'on ne fasse plus aucune découverte ou que l'invention reste au point mort, mais la grande époque des "sauts en avant" terriens du 19 au 21e siècle semble bien loin dans le passé. Et ce n'est pas les scientifiques eyldarin qui vont faire se presser le mouvement, avec leur manie qu'ils ont d'inventer environ un truc tous les siècles...

Pour tout arranger, on se serait récemment aperçu que quelques-unes des plus brillantes inventions de ces cinquantes dernières années ne seraient en fait que des artefacts provenant d'autres univers et piqués par des organisations psis comme l'Autre Voie (ce n'est certes pas la seule, mais c'est en tous cas la plus connue pour ces plaisanteries) et revendus après aux scientifiques, le tout dans le plus grand secret. Mais ce ne sont là que des secrets d'alcôve, voire même des rumeurs...

En fait, tout le monde s'accorde à dire que la recherche progresse un peu en escalier, et que pour l'instant on est en "phase de palier", avant d'inventer ou de découvrir quelque chose de vraiment important d'ici la fin du siècle et progresser de nouveau d'une marche.

Il faut savoir qu'à l'heure actuelle, les objets sont construits pour durer: avec certaines races dotés d'une espérance de vie de l'ordre du millénaire, il vaut mieux assurer dans le solide... Cela a aussi modifié pas mal de points de vue, quant aux prévisions à court et long terme.

J comme JUNGLE URBAINE:

L'environnement favori de Tigres Volants (ou tout au moins de son créateur) est la ville. De préférence pas la sous-préfecture mesquine et désuète du fin fond des Carpathes, mais plutôt l'énorme mégapole tentaculaire, glauque et sordide comme un lundi après-midi devant la TV. Au point de vue format, on distingue les Métropoles, les Mégapoles et les Conurbations (en anglais: Metroplex). Si les deux premiers termes sont facilement compréhensibles (respectivement plus de 1 et 10 millions d'habitants), il est bon de savoir que le troisième désigne le tapis urbain qui relie plusieurs villes sur un même continent, voire même une seule planète (Fantir et feu Presidium, par exemple). Il existe aussi des arcopoles, qui ne sont rien d'autre que des villes formées en un seul bâtiment; elles sont cependant assez rares.

En général, dans la plupart des villes terriennes modernes et de pas mal d'autres villes de la Sphère, la vie se déroule sur plusieurs niveaux. Si la rue reste encore le domaine de prédilection des véhicules de tout poil, il n'est pas rare que la plupart des arcades marchandes, centres commerciaux et autres se situent en sous-sol, sur deux ou trois niveaux. Ces sous-sols sont des prolongements de galeries de métro et sont des quartiers très animés de la ville. On peut y trouver dans certains endroits des parcs publics souterrains et un éclairage progressif simulant le jour et la nuit, histoire de ne pas avoir un choc quand on en sort.

Au niveau de la rue, on peut trouver routes et trottoirs, comme de bien entendu, mais aussi parfois tout un réseau exclusivement réservé aux transports publics et aux piétons. Au-dessus, c'est le domaine des bureaux, des centres commerciaux, une fois encore, des cinémas, etc... Le tout est très souvent constitué d'immenses immeubles, appelés suivant les endroits "blocks" ou "plazas", reliés entre eux par des passerelles et parfois même des lignes de métro aérien, dans les villes où il existe.

Pour ce qui est des exemples particuliers: mauvaise nouvelle! Dans la plupart des cas, et tout particulièrement en N.A.U.S., les urbanistes sont aussi mauvais, si ce n'est pire, qu'au 20e siècle! La palme revient sans conteste à Washington... Les plus belles villes se trouvent en Fédération des Hautes-Terres et dans les Ligues Atlani. Les premières ont toutefois une réputation de vie nocturne (quand c'est pas de vie tout court) proche du zéro absolu.

Au milieu de tout cela, on trouve la grande majorité des villes européennes, dont l'architecture ancienne a été préservée ou reconstituée et les cités de la F.E.F., où, malgré un urbanisme sauvage, on peut toujours dénicher pas mal de coins sympas.

Les Eyldar n'ayant pour ainsi dire pas de villes, mais plutôt des centres administratifs importants, le problème est vite réglé de ce côté-ci de la Sphère. En effet, on peut difficilement qualifier de villes des regroupements d'habitations ("regroupement" étant ici un terme très relatif, vu que c'est de l'ordre d'une baraque par 10 hectares, en moyenne). Les plus grandes concentrations de gens peuvent être trouvées dans des campus universitaires, autour d'aéroports, de comptoirs marchands ou de complexes industriels, mais on peut difficilement appeler ça des villes.

Les quelques personnes ayant visité des villes Karlan les assimilent à des casernes géantes, ce qui laisse présager lepire. Les rares images que nous avons montrent une architecture stricte et fonctionnelle, sans imagination ni fantaisie. Il semblerait que, surtout sur Aakavarien, les villes soient souterraines, ce qui n'étonne qu'à moitié...

Pour plus de renseignements, voir le chapitre Quelques exemples de villes un peu plus loin dans ce magnifique ouvrage..

K comme KOMMUNIKATIONS:

En 2290, ce que nous appelions au 20e siècle les télécommunications ont pris une importance considérable. A tel point que l'on se demande si les réseaux ne sont pas arrivés à saturation (remarquez, c'est le genre de question qu'on se pose sur Terre depuis bientôt trois siècles). Tout au moins au niveau planétaire, parce qu'au niveau de la Sphère, c'est pas encore tout à fait ça... En effet, les communications interplanétaires, si on veut qu'elles soient rapides, ne peuvent se dérouler que de deux moyens: soit on prend un vaisseau hyperluminique et on fonce porter le message à son destinataire, soit on emploie un émetteur tachyonique (Hyperbeam). Or, on s'en doute, ces deux moyens coûtent un bon saladier...

C'est ainsi qu'une simple lettre, par A.L. de trajet, coûtera à son expéditeur 5$... Un coup de fil (c'est si facile!..) sur la même distance (via réseau Hyperbeam) reviendra à environ 25-50$ la minute. C'est pourquoi de plus en plus de compagnies privées possèdent maintenant leur propre réseau tachyonique: ça coûte un maximum à l'achat, mais c'est amorti en moins de dix ans, sans compter les services que ça rend.

A noter l'apparition des fameux vidéophones, que tout écrivain de S.F. se doit de mentionner pour donner du relief à son récit. Toutefois, ils coûtent sensiblement plus cher que les téléphones classiques (3 à 4 fois le prix de la concession standard et le double de celui de la communication) et à peine un cinquième de la population l'utilise effectivement. De plus, l'appareil est souvent assez fragile, ce qui empêcha son développement en modèle public avant ces vingt dernières années.

Autre petite révolution dans le monde des télécommunications, l'apparition des Terminaux Publics (appelés plus communément TP). D'apparence, il s'agit d'un ordinateur à usage public; lorsqu'il n'est pas en service, il diffuse sur son écran plat (recouvert de revêtement anti-peinture) un bloc-vidéo de 60 minutes de pubs, ainsi qu'une carte du coin sur demande.

Pour 50 cents, on peut accéder au TP, qui dévoile alors à l'usager son clavier pendant une minute. Celui-ci a alors accès aux fonctions suivantes:

Pour 1$ la minute, on peut aussi obtenir un accès sur les banques de données publiques de la ville (bibliothèque municipale, archives, etc...). Messieurs les pirates, faites gaffe à vos os, vu que les TP sont spécialement surveillés de ce côté-là. Toute tentative de pénétration délictueuse a 75% de chance par 30 secondes d'être repérée! Finalement, ils servent aussi de télé-vidéophone public, pour le coût classique.

Les TP sont recouverts d'un revêtement anti-peinture (contre les taggers) et ont un blindage de CS 5 et Prot. 50 (contre les armes personnelles).

Un autre aspect, et non des moindres, des télécommunications à travers la Sphère réside dans les banques de données informatiques. Celles-ci sont de divers types: publiques (généralement des serveurs d'intérêt général, administratifs ou d'information), semi-publiques (c'est-à-dire à accès réglementé, soit par péage, comme pour les messageries diverses, les groupes d'informations, etc..., soit par autorisation d'accès, comme pour les systèmes universitaires, les archives, etc...; généralement, certains secteurs des banques de données semi-publiques sont accessibles à tout un chacun), privées (industries, corporations, etc...) et militaires (vous voyez ce que je veux dire...).

Toutes ces banques de données sont bien évidemment très hiérarchisées: on fait la différence entre les utilisateurs-invités (guests), qui ont le droit de regarder ce qui se passe, les utilisateurs normaux (registered users), les utilisateurs privilégiés (privileged users), qui, suivant leur niveau de privilège, peuvent s'amuser un peu plus que les autres (modifier certaines structures du serveur, par exemple), et enfin les opérateurs-système (sysops).

A noter que, vu le prix des communications hyperspatiales (ainsi que leur lenteur relative), il n'existe que peu de banques de données interstellaires (même si des "passerelles" existent entre différents serveurs d'un bout à l'autre de la Sphère); les rares installées sont soit privées, soit militaires.

Le serveur de la W.A.S.A. est un exemple typique de banque de données semi-publique: on accède d'abord au Hall, qui est un secteur d'information générale sur les événements à venir, les résultats de combats, différents renseignements sur l'organisation (comment devenir membre), et pas mal de publicité. C'est de là que les utilisateurs autorisés peuvent accéder aux différentes rubriques auxquelles donne droit leur cotisation de membre amateur ou professionnel: catalogue des différents cours, critiques et tests de matériel, achat par correspondance, conférences, serveur de discussion interactive, petites annonces, jeux, etc... Il existe une vingtaine de ces serveurs, répartis dans toute la Sphère (un par planète où le V-Duelling est légalisé), chacun étant géré par cinq sysops. Aucune information vraiment importante pour l'organisation (comme la comptabilité) n'est entreposée dans ce serveur (ils sont moins idiots que maintenant, les opérateurs..!)

L comme LA LOI EST LA LOI, et réciproquement:

Ce qu'il ne faut pas faire pour trouver un titre qui colle avec le sujet... Bon, parlons un peu de la loi dans la Sphère et de l'application d'icelle. La profession d'avocat se porte bien, merci pour elle! C'est un peu normal, lorsqu'on imagine la quantité de procès qui s'ouvrent dans la Sphère chaque minute.

Néanmoins, l'administration judiciaire a fait d'énormes progrès par rapport à ce que les Terriens connaissaient au 20e siècle, notamment grâce à l'électronique et aux télécommunications. Un doute quant à la législation en vigueur? Un coup d'oeil aux archives du CEPMES; chaque planète en a une copie, mise à jour chaque mois. Ce qui fait que les procédures judiciaires se sont considérablement simplifiées. Un procès complexe ne prend au pire que quelques mois, alors qu'il aurait fallu en d'autres temps quelques années pour en venir à bout.

Quant aux délits, le CEPMES les a classifiés en cinq catégories (en simplifiant beaucoup...):

  1. (peccadille): stationnement illicite, insultes, vol à l'étalage, etc...; mise à l'amende (20-100$) immédiate par l'agent qui dresse le procès-verbal.
  2. (petit délit): excès de vitesse, pickpocket, bagarre de bar, petite arnaque, etc...; une nuit au poste plus amende (50-500$).
  3. (délit sérieux): provoquer un accident, conduire en état d'ivresse, cambriolage, coups et blessures volontaires, possession de faux papiers/monnaie, etc...; emprisonnement avec caution de 1'000-10'000$, puis procès (amende entre 1'000 et 25'000$ et 10 - 100 jours de prison, avec ou sans sursis).
  4. (délit grave): homicide involontaire, fabrication de faux, attaque à main armée, grosse arnaque, corruption, etc...; emprisonnement (caution: 5'000-100'000$) puis procès (amende: 10'000- 100'000$, prison: 1-10 ans).
  5. (crimes de sang): homicide volontaire, viol, terrorisme; procès: de 10-1'000 ans de prison.

Note

Certains pays utilisent encore la peine de mort contre les crimes de sang et/ou en temps de guerre. C'est le cas en Fédération des Hautes-Terres, les N.A.U.S., certains états de la F.E.F. et, bien sûr, le Haut-Commandement Karlan.

Des circonstances atténuantes (sous le coup d'une émotion forte, sous contrôle, pas fautif, etc...) ou aggravantes (préméditation, récidive, etc...) peuvent modifier le type de délit d'une ou deux classes, au gré du déhemme, qui fait de toute façon ce qu'il veut: il a payé...

Finissons ce portrait par un rapide coup d'oeil sur vos impôts au travail, j'ai nommé la police. On distingue dans la Sphère, en simplifiant, trois types de forces de police:

Evidemment, la police est bien souvent le reflet de la société pour laquelle elle travaille, alors ne vous étonnez pas que les flics américains soient des maniaques de la gâchette, ceux de la République Eyldarin discrets et aimables et ceux de la Frontière corrompus et incohérents...

M comme MODE:

Une blague assez courante dans la Sphère raconte l'histoire d'un couple de yuppies, dont le mari demande à sa femme: "Chérie, qu'est-ce qui est à la mode, ces temps-ci?", et celle-ci lui répond: "Je ne sais pas, quelle heure est-il?.." Ceci pour dire, non seulement que je raconte des histoires nulles, mais que ce qui est à la mode un jour ne l'est plus forcément trois semaines plus tard. Surtout dans les milieux très huppés, où on peut se permettre de changer de baraque tous les six mois. De plus, les courants sont innombrables, mis à part ce qu'on appelle la fast-fashion, ou "mode-express".

En règle générale, l'homme de la rue et l'aventurier moyen ne s'habille guère différemment de son homologue du 20e siècle. Le Perfecto, les tiagues et les t-shirts ont toujours autant la cote, même auprès des Eyldar et des Atlani, pour ne citer qu'eux. On est loin des combinaisons moulantes unisexes et ringardes des séries TV mérovingiennes, principalement parce que c'est d'un impratique consommé. Une certaine recherche vestimentaire n'est souhaitée que dans la très haute société, et encore...

N comme NIVEAU DE VIE:

Les diverses régulation du CEPMES imposent aux pays membres d'assurer un minimum de prestations sociales à leurs citoyens (au sens large du terme; les peuples soumis aussi y ont droit...). Entre autres, droit au logement, droit à un minimum vital, droit au travail dans la mesure de la situation économique (les points précis là-dessus sont très stricts, à cause de la G.M.S.), égalité des sexes et des races, etc...

Ces minima sont respectés partout dans la Sphère; il n'y a en fait plus que sur Alt et sur Terre (ainsi que dans la Frontière, mais là c'est désespéré...) qu'il y a loin de la théorie à la pratique. Alt ne fait pas officiellement partie du CEPMES, donc ils sont excusés, alors que les états terriens ont jusqu'au 31 janvier 2350 PMT pour se mettre au niveau des autres dans ce domaine. Evidemment, les résultats diffèrent selon les endroits... Si la Fédération des Hautes-Terres se targue d'y être déjà parvenue (affirmation qui ne tient pas une demi-seconde lors d'un examen attentif, surtout au niveau "égalité des races"), la Confédération Européenne, Israël et Copacabana traînent un peu la patte, tandis que Singapore et les N.A.U.S. ne veulent même pas en entendre parler.

Mis à part ça, les riches sont toujours aussi riches (voire même plus), on compte beaucoup de "semi-riches"; la middle class n'existe presque plus, quand aux pauvres... ben ils sont pauvres, mais comme ils ont tous de quoi bouffer, un toit pour dormir et la TV, ils la ferment...

O comme ON EST EN DIRECT!..:

Si vous grimpiez au plafond lorsqu'il y avait cinq minutes de pub toutes les heures de film, vous allez passer à travers le toit lorsque vous constaterez que, sur la plupart des chaînes publiques de la Sphère, les émissions sont saucissonées en tranches de 20 minutes, avec chaque fois 10 minutes de pubs et d'annonces diverses entre les deux, plus le sponsoring des émissions, les plans "La Margarine Sagliss vous présente: Le Dernier Tango à Paris"... et je ne cite que les plus courants... De plus, il n'y a maintenant guère plus de 10% des chaînes de TV (3D, Holo) qui sont généralistes; les autres se spécialisent dans le Sport, le Cinéma, les Infos, les Documentaires, etc...

Les champions toutes catégories des chaînes TV sont sans conteste les N.A.U.S., avec plus de 750 chaînes et réseaux différents sur tout leur territoire, à tel point que les fabricants de 3DVision ont dû doubler le nombre de canaux captables pour satisfaire à la demande pour l'exportation.

Pour ce qui est de la Radio, que l'on croyait morte et enterrée, a surprenamment ressuscité lors de l'arrivée à l'Age de l'Espace. Bon nombre de gens dans la Sphère trouvent plus agréable de ne pas avoir les images de présentateurs ridicules devant leurs yeux; de plus, la radio adopte maintenant un ton volontairement plus détendu, plus intimiste que la vidéo, ce qui lui gagne l'auditoire des personnes calmes ou voulant se calmer.

P comme POUVOIRS OCCULTES:

La vie d'Arcaniste n'est pas, et de loin de tout repos. On pourrait citer déjà le fait que les derniers bûchers de l'Inquisition ne sont pas si loin que ça dans l'Histoire... En règle générale, l'homme de la rue a tendance à se méfier des pouvoirs extra-sensoriels comme de la Dame de Fer. Remercions pour cela les auteurs de S.F. du 20e siècle et quelques Arcanistes peu scrupuleux. Cela dit, les attitudes varient d'un coin à l'autre de la Sphère.

Les coins les moins recommandables sont la Fédération des Hautes-Terres, évidemment, le Haut-Commandement Karlan (on enrôle de force) et les N.A.U.S., où le Ku-Klux-Klan et autres joyeusetés se sont reconvertis à la chasse aux psis. Dans les plus cools, citons la République Eyldarin, les Ligues Atlani et Copacabana. Les autres oscillent entre le respect teinté de crainte et le mépris.

L'apparition à grande échelle de pouvoirs mentaux dans une société ne se fait pas sans une réponse légale appropriée. En conséquence, le CEPMES a depuis longtemps établi de nombreuses régulations sur le sujet. Principalement, il a défini le terme de "viol de conscience", qui se produit "lorsqu'un individu utilise son esprit pour consulter, modifier ou supplanter celui d'autrui", quelque soit le but. C'est considéré comme un délit grave, en plus des conséquences que cet acte peut entraîner.

Il existe sur la plupart des planètes/états de la Sphère des corps de police spécialisés dans la prévention et la neutralisation de psis criminels. Leurs méthodes sont loin d'être transparentes, mais ce sont en général des Arcanistes puissants, n'hésitant pas à faire sauter les neurones d'un ennemi potentiel. Ils ont aussi accès à un arsenal anti-psionique, parmi lesquels ont citera les divers dispositifs (sarcophage, casque ou autre) à champ OTTO ("Occupe-Toi de Tes Oignons", en anglais MYOB "Mind Your Own Business"; appellation officieuse ayant depuis longtemps supplantée l'officielle), de fabrication highlander bloquant ou saturant les pouvoirs psi.

Du point de vue social, pour le psioniste amateur se présentent assez tôt deux possibilités: devenir un solitaire ou plutôt, selon l'expression américaine consacrée, un psi-loner, ou rejoindre l'aile protectrice (mais ô combien encombrante) d'une association ou d'une institution.

Les psi-loners sont un peu les anars de la société psionique. Refusant de se laisser coincer dans un système quelconque, ils préfèrent de loin une vie dangereuse, mais qui, disent-ils, leur appartient vraiment et pleinement. Leur credo se situe dans la lignée de: "Tant qu'on me fout la paix, je ne m'énerve pas!". Un psi-loner n'est pas forcément un solitaire; pas mal d'entre eux se regroupent parfois et forment des équipes, alors appelées psi-teams. Le psi-loner est plutôt à son aise dans un habitat urbain, où il peut plus facilement courir en zig-zags dans la foule et se planquer dans des ruelles bien sombres.

Un psi-loner pas encore mort pourra toujours décider (en dernier recours) de se caser dans une association ou une institution, mais cela risque d'être plutôt mal vu par ses ex-potes: bon nombre de psi-loners préférant en effet crever la bouche ouverte plutôt que de devoir rentrer dans le rang.

Si on ne se sent pas l'étoffe d'affronter le big bad world tout seul, on peut toujours jouer la carte de la sécurité et se caser dans une association, telle que La Rose de Mars ou L'Autre Voie (décrits plus en détail dans le chapitre Organisations). Ce ne sont pas les seules (citons pour mémoire la Mindcriminals Division, au sein de la Dame de Fer), mais ce sont les plus importantes. Les persos choisissant cette alternative gagnent alors le statut de "groupé" et, généralement, le surnom de "mouton" de la part des psi-loners...

Evidemment, devenir groupé, cela veut dire avoir derrière soi une organisation en cas de coup dur. Mais ça ne signifie que rarement la facilité: la vie de groupe implique règlements z'et lois, ordres, hiérarchie, missions et autres désagréments du même tonneau. La sécurité mise à part, il y a quand même quelques avantages: on peut y trouver de très bons professeurs, on y a accès à beaucoup plus de talents, etc...

Il y a aussi ceux qui se sont mis, volontairement ou pas, au service d'une institution privée ou publique, que ça soit un corps d'armée, une police (secrète ou non), ou plus simplement une corporation qui paie bien. On appelle ceux-ci des "privés". C'est principalement ici qu'on trouve ceux qui n'ont pas pu (ou pas voulu) fuir le régime en place et se sont fait englober de gré ou de force dans une branche étatisée, ainsi que les sempiternels mercenaires qui vendraient père, mère et le canari de la voisine pour un billet vert (ou de n'importe quelle autre couleur, tant que c'est monnayable). On retrouve chez eux la sécurité du groupé et le comportement méfiant et habituellement sans pitié du psi-loner moyen, avec souvent en bonus un appât du gain qui ferait passer le dernier des yuppies pour Mère Theresa.

Q comme QUESTION DE TEMPS:

A l'époque de l'Arlauriëntur, et jusqu'à l'arrivée des Terriens au CEPMES, il n'existait pour le vulgus pecum aucune division du temps en-dessous de l'heure eyldarin (10 par jour). Pour les intervalles de temps inférieurs, on utilisait des puissances négatives de 10 (dixième, centième, millième d'heure), ce qui n'était en fait usité que par les militaires, les scientifiques et tous ceux qui avaient vraiment besoin d'une mesure précise.

Puis arrivèrent donc les Terriens, avec tout leur système horaire effroyablement compliqué, et pourtant défini avec précision. Les commissions du CEPMES, avides de standards pour tout ce qui bouge (pour ce qui ne bouge pas aussi, d'ailleurs), furent ravies de pouvoir examiner ledit système sous toutes les coutures, avant de déclarer finalement que c'était génial, simple comme tout en fait, et qu'il fallait que tout le monde l'applique. Les horlogers (suisses) purent se faire des couilles en or, comme on dit vulgairement (qui a dit "magouille"?), alors qu'Eyldar et Atlani se révélèrent bien vite allergiques à ce genre de choses. Les Karlan avaient déjà leur standard à eux, et par conséquent celui du CEPMES les faisait bien rigoler (façon de parler).

Ceci résolu, il restait néanmoins sur les bras de l'Honorable Institution un problème temporel de taille: les planètes qui ont la mauvaise idée de ne pas toutes tourner à la même vitesse... En clair, sur la plupart des planètes, l'année locale est en constant décalage avec l'Année Standard "officielle" (en v.o.: Standard Year; S.Y.). Là, il n'y a malheureusement pas de miracle: à moins de faire comme les Eyldar, qui ont réussi on ne sait trop comment à synchroniser leurs quatre mondes d'origine (Arda, Dor Eydhel, Ringalat et Eridia), il faut fonctionner sur deux régimes: un "temps stellaire" (star time; S.T.), basé sur le standard du CEPMES, et un "temps local" (local time; L.T.), dont les modalités varient suivant les planètes, mais qui est en général basé sur les solstices et équinoxes. Le premier est une sorte de datation officielle, pour tous les événements administratifs ou commerciaux à l'échelle internationale, alors que le second sert à la vie de tous les jours.

Les problèmes de décalage horaire avec les planètes ont été résolus par l'apparition des montres à autoréglage, ainsi que de ce qu'on appelle les Stations d'Adaptation Horaire (S.A.H.), qui existent sur toutes les planètes un tant soit peu civilisées. Le but de la manoeuvre pour ces stations est d'envoyer un signal par micro-ondes à toutes les montres à autoréglage de la planète pour les adapter au décalage horaire planétaire, et stellaire, si besoin est. Ainsi le 99% des montres (sur une planète équipée de S.A.H.) sur le même fuseau horaire indique la même heure à la seconde près, ce qui est parfois bien pratique. Sur la plupart de ces mondes, les fonctionnaires sont tous obligés de porter une montre à autoréglage, ce qui, on s'en doute, provoqua en son temps quelques remous...

R comme RACISME:

Le racisme proprement dit, à savoir les discriminations de tout poil basées sur une différence physique ou autre, n'est pas une sale habitude uniquement terrienne. Enfin un point sur lequel ils n'ont pas le monopole de la bêtise! Témoins les Karlan Wrisjandri, qui persécutent allégrement les Hjandri, les Talvarids (ça y va, les Guerres tribales!..), et même les Areyldar, qui, non contents de mépriser souverainement les Karlan, en ont aussi après leurs propres frères de races, j'ai nommé les Eyldar. Charmant!

Toujours est-il que le phénomène est nettement plus marqué sur Terre qu'ailleurs. Une société colonialo-religieuse, ça laisse pas mal de trace!.. Manque de pot flagrant, le passage à une société multinationale et surtout pluriraciale n'a pas fait taire les fachos de service. Il y a simplement eu un décalage des valeurs: ceux qui au 20e siècle n'aimaient pas les bronzés crachent maintenant sur les Oreilles-En-Pointes, les Grands-Maigres ou les Gros-Verts-Ecailleux.

S comme STARPORTS:

Question bête: qu'est-ce qu'un Starport? Réponse: c'est là où les vaisseaux spatiaux se posent (normalement...). Tout ça pour dire que c'est un endroit que les persos risquent de venir à fréquenter... Il existe deux sortes de Starports: les civils et les militaires. Comme leur nom l'indique, les seconds étant destinés aux uniformisés de service, ils ne devraient donc intéresser que très modérément les persos (à moins que ceux-ci ne comptent en prendre un d'assaut...).

Les Starports peuvent être séparés en quatre secteurs distincts: le Tarmac, les Hangars, le Terminal et les Dépendances.

Le premier est généralement une grande étendue lisse de béton vitrifié, de forme quelconque, sur laquelle les vaisseaux atterrissent. Dans le cas de Starports orbitaux, on appelle Tarmac par abus de langage les différentes structures métalliques destinées à amarrer un vaisseau. Sur le Tarmac peuvent fleurir ça et là de petits blockhaus servant de réserves de carburant, de sorties pour véhicules ou de satellites d'embarquement. Le Tarmac est aussi parcouru en tous sens par d'innombrables véhicules de pistes, dont la taille peut varier du scooter agrav au camion-citerne de 100 tonnes.

Les Hangars sont les endroits où on range les vaisseaux spatiaux après usage et où, parfois, on les répare, s'ils ont pris des baffes ou s'ils sont un peu usés aux entournures. Parfois en bordure du Tarmac, parfois au sein de la structure du terminal, parfois même sous le Tarmac lui-même et accessibles par monte-charges, les Hangars sont généralement de taille variant de "très grand" à "incommensurable".

Le Terminal sera sans doute l'endroit que les persos connaîtront le mieux. C'est dans ce bâtiment (ou cet ensemble de bâtiments) que se trouvent, entre autres et en vrac: les bureaux de la Direction, les bureaux et comptoirs des différentes compagnies, un secteur "Trafic Privé", un secteur "Trafic Commercial" et un secteur "Passagers", la tour de contrôle et les différents services Météo et Trafic, les restos, les cafétérias, divers terminus pour bus, taxis, métros et trains, les snack-bars (au double ou triple du prix normal), les boutiques (idem), les banques et en général un nombre assez incroyable de gens.

Pour finir, autour du Starport, on trouvera relativement facilement les Dépendances, à savoir les hôtels de transit (qui ne sont pas nécessairement des hôtels de passe), des endroits de "récréation" pour dockers, soldats, équipage, etc... les divers entrepôts de carburant, en général plusieurs postes de polices, voire même une caserne ou deux, quelques postes de secours (pompiers, hôpitaux, etc...), plusieurs commerces (légaux ou pas) de vaisseaux usagés et plein d'autres trucs plus ou moins chelous.

Juste histoire de vous faire saliver, on peut aussi rajouter les prix des voyages en vaisseaux spatiaux.

Il existe trois types de voyages: le vol régulier, le charter ou le "plan brontosaure". Dans le premier cas, cela coûte 200$, +10$ par A.L. de trajet, et ça met 2 A.L. par jour; en "première classe", compter environ 500$, +15$ par A.L. à bord d'une navette de liaison rapide, qui ira elle à 2.5, voire à 3 A.L. par jour. Le problème, c'est que cette méthode est soumise aux aléas des horaires. Si vous êtes à la bourre, vous pouvez toujours louer un pilote qui vous emmenera là où vous voulez (un charter), moyennant un prix variant entre +25% et +200% de celui pour un voyage normal en première classe. Vous pouvez en général compter sur une vitesse entre 2.5 et 3 A.L. par jour. Enfin, si le but de la manoeuvre n'est pas d'arriver vite, mais d'arriver tout court, vous pouvez toujours tenter de monnayer votre passage sur un navire marchand (ce qu'on appelle en général un "plan brotonsaure"), ce qui revient en général à 100$, +5$ par A.L.

Les désavantages de cette dernière méthode sont les suivants: c'est en général illégal, c'est très lent (1 A.L. par jour), et il faut espérer que le Gentil Capitaine ne vous larguera pas dans le vide une fois l'argent empoché, ne vous dénonce pas à la police à l'arrivée ou ne vous vendra pas à des pirates en cours de route... Un %survie urbaine convenablement réussi (dépendant du lieu de départ et du milieu d'arrivée, cf. Talents) permettra de découvrir une arnaque possible.

Distances entre quelques planètes de la Sphère:

Ci-dessus: distances entre quelques planètes de la Sphère, en Années-Lumière. Les Coord. sont des coordonnées standard du CEPMES en trois dimensions, avec, comme on le voit, Fantir à l'origine.

Quelques variations saisonnières dans ces distances sont possibles, mais ne dépassent que rarement le millionième d'Années-Lumière...

Planètes

Coord.

Distance vers:

A

B

C

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

1

Fantir

0

0

0

0

59

40.3

32.4

103

164.7

45.8

117.7

60.9

28.7

2

Terre

15

45

35

59

0

30.8

89.6

149.9

190.6

16.6

162.6

33.8

69.6

3

Dor Eydhel

-10

30

25

40.3

30.8

0

72.6

119.7

161.6

22.9

132.2

34.5

50.5

4

Cchlatzsstrill

5

-25

-20

32.4

89.6

72.6

0

96.7

171.1

76.5

112.2

90.4

41.5

5

Caramer

-90

-40

-30

103

149.9

119.7

96.7

0

89.6

137.5

18.7

139.1

100.6

6

Aakavarien

-160

-30

25

164.7

190.7

161.6

171.1

89.6

0

183.9

85.3

182.5

155.4

7

Europa

10

40

20

45.8

16.6

22.9

76.5

137.5

183.9

0

149.8

25.4

61.9

8

Kaïldien

-105

-35

-40

117.7

162.6

132.2

112.3

18.7

85.3

149.8

0

148.8

117.6

9

Alt

-2

60

10

60.9

33.8

34.5

90.4

139.1

182.5

25.4

148.8

0

80.7

10

Listant

-5

-20

20

28.7

69.6

50.5

41.5

100.6

155.4

61.9

117.6

80.7

0

T comme TRANSPORTS:

On distingue des tas de types de routes différentes, de la sente montagnarde à l'autoroute transpolaire. En bref, on peut considérer les réseaux locaux, régionaux, continentaux et intercontinentaux. Les premiers sont ceux qui relient un village ou une communauté à l'autre, se branchant sur les deuxièmes, qui relient les villes ou les centres importants. Au niveau continental, on a affaire à des autoroutes, de style "2 x 4" voies, tandis que les grosses autoroutes intercontinentales peuvent facilement atteindre les 2 x 12 voies, plus le trafic d'urgence. Le record est actuellement détenu par la IC 4 highlander, reliant le continent australien à Singapore et qui fait 2 x 24 voies (+5 pour la sécurité).

Autres exemples d'autoroutes intercontinentales, les transpolaires, comme on les appelle. Transarctic One (TA 1) relie New-York à Séoul, via Montréal et Vladivostok, alors que TA 2 fait Koebenhaven - Bergen - Fairbanks - Seattle - Los Angeles, puis se raccorde sur l'autoroute transcontinentale, direction Copacabana et Buenos Aires (une TA 3 est à l'étude; elle permettrait de relier la République du Texas à New-Dehli, via Moscou...). Un tel réseau met, par la route, New-York à un peu plus de 50 heures de Paris, en passant par l'échangeur polaire où les deux transpolaires se croisent, ceci calculé avec une moyenne horaire de 200 km/h, mais nombreux sont les véhicules qui, même sur la glace, sont capables de dépasser cette vitesse. Par contre, les véhicules prévus pour rouler à plus de 200 km/h par -50deg.C sont déjà moins nombreux...

Pour parler d'autre chose, remarquons que sur tous les réseaux continentaux et intercontinentaux, et ce dans à peu près toute la Sphère (sauf, évidemment, en F.E.F.), il y a tous les kilomètres des balises électroniques qui sont reliées à un dispatching central. L'utilité de ce réseau est de permettre aux véhicules équipés d'un radar de trafic de se rendre d'un point A à un point B de manière automatique, en introduisant dans l'ordinateur de bord l'itinéraire, qui sera alors transmis au dispatching. C'est celui-ci qui s'occupera tout seul, comme un grand, du pilotage, en tenant compte d'une vitesse optimale, des véhicules prioritaires et des ralentissements dus à des bouchons ou à des andouilles en pilotage manuel qui se seraient plantées dans le décor.

Ceci dit, il existe encore des limitations de vitesse un peu partout dans la Sphère pour les ceusses qui vadrouillent en manuel. En gros, celles-ci sont de 50 km/h (15 m/s) en ville, 100 km/h (30 m/s) hors des villes et 150 km/h (40 m/s) sur autoroute (il n'y a pas de limitations sur les transpolaires). La signalisation routière a été standardisée par le CEPMES, de même que le sens de circulation: on roule à droite, point final! En règle générale, le V-Duelling (dans les états où il est légalisé) est interdit sur les réseaux intercontinentaux et aux abords des villes. En ville, il est même rare qu'un véhicule armé puisse rentrer sans avoir été consciencieusement désossé...

V comme VENDEZ!:

Il est de notoriété publique que dans pas mal de coins dans la Sphère, ce n'est pas un ou plusieurs états qui font la loi, mais celui qui paye le plus. Cela s'appelle de la corruption. Lorsqu'on n'a plus d'hommes politiques, mais des hommes d'affaires à la tête d'une nation, on appelle ça un état corporatif. Il paraît que c'est une évolution. Pauvre Sphère (remarquez, dans ce cas, pas besoin de se poser des problèmes corruption: "Un politicien honnête est celui qui, une fois acheté, reste acheté...")!.. Il existe aussi d'autres coins où, tout en n'étant pas officiellement à la tête du pays, les grosses corporations (traduisez: multinationales) font la loi. Ou tout au moins essayent de.

Depuis les Guerres Corporatives en F.E.F., le CEPMES a lancé plusieurs lois anti-corporatives, afin d'éviter d'autres abus. Par exemple, il a limité le contingent maximum du "Personnel de Sécurité" (gardes privés et autres tueurs à gages) à 1 par 100 employés. Résultat: quelques corporations ont employé des wagons d'intérimaires sous-payés, mais à ne rien faire. D'autres ont décidé de faire suivre à leurs cadres, voire même à certains simples employés, un entraînement paramilitaire apte à en faire des combattants efficaces le moment voulu... Certaines vont même jusqu'à employer des robots militaires déclassés, et s'amusent même à les faire passer auprès des impôts comme du "matériel de production"...

En bref, beaucoup de trusts internationaux se prennent pour Dieu et se foutent allégrement des petits réglements mesquins, employant une armada d'avocats et de conseillers juridiques pour rouler les Droits Civiques dans la farine...

W comme WELCOME TO MY NIGHTMARE...

X comme CLASSE X:

Admirez tout de même l'astuce... Bon ceci dit, le sujet ici n'est pas les courbes (si je puis dire) de vente des cassettes pornos, mais bel et bien de la Grande Dame aux Ciseaux Noirs, j'ai nommé la Censure. Je rassure tout de suite ses fans: elle n'est pas morte. Ça dépend où, remarquez...

Prenez certains états terriens, comme les N.A.U.S. Pays de liberté, me direz-vous? Eh bien non! C'est même sans doute un des coins les plus puritains de la Sphère; c'est aussi là où on trouve le plus de curiosités et fantasmes sexuels ou autres, d'ailleurs... Dans le genre, l'Europe n'est pas mal non plus, mais là c'est plutôt l'Etat qui sabre, alors qu'en Amérique, ce sont les lobbies qui gueulent. Curieusement, la Fédération des Hautes-Terres ne se soucie guère de censurer à tour de bras. Elle préfère plutôt faire une jolie campagne de pub ou autre pour museler un éditeur peu soucieux de la Morale. Judicieuse tactique, appliquée d'ailleurs aussi par Israël et la G.M.S., mais pour des motifs différents. Les Siyani, ainsi, dans une moindre mesure, que les Israéliens et les Américains, n'apprécient pas non plus la divulgation de secrets commerciaux.

Pour finir, signalons que les Atlani et les Eyldar ne connaissent pas la censure, à un tel point qu'ils utilisent le mot anglais pour en parler, celui-ci n'existant pas dans leurs langues respectives. Quant aux Karlan, ils n'en ont pas besoin, vu que tous les média sont tenus par l'armée...

Y comme Y'A UN TRUC!..:

Bien sûr, tous les bien-pensants un peu partout vous le diront: "Le surnaturel, ça n'existe pas!" (remarquez, il y a 350 ans, pas mal de Terriens disaient la même chose des extra-terrestres). Et pourtant, il se trouvera toujours quelqu'un pour vous raconter, un soir dans un bar sombre de Copacabana, des histoires de fantômes, de morts suspectes, de gens-qu'on-croyait-morts-mais..., de maisons hantées, etc... Pas mal des histoires les plus colorées concernent des collisions entre univers parallèles, des disparus qui reviennent plusieurs siècles après leur mort présumée, des prémonitions dérangeantes et autres secrets inavouables sur les origines de l'Univers.

Il y a des choses qui ne s'expliquent pas facilement, c'est vrai; d'autres qui ne s'expliquent pas du tout... Cependant, même si Tigres Volants fait la part belle au fantastique, surtout histoire de casser un peu le mur de la Science Omnisciente et Toute-Puissante, il ne faut pas "banaliser" le surnaturel. Le paranormal doit planer au-dessus des mystères comme un doute: "Et si ce n'était pas aussi simple?.." A la fin, tout s'explique, sauf... le petit détail idiot, qu'on peut tourner dans tous les sens comme un Rubik's Cube pentadimensionnel sans jamais comprendre... Des gens haut placés savent des choses. Des choses pas banales. Mais il y a bien peu de chances pour qu'ils le disent un jour... Et même, qui les croirait? Et qui les a cru?..

Z comme ZIQUE:

Curieusement, on ne dit plus qu'elle adoucit les moeurs. Plus avec la Dame de Fer...

Depuis que le Jazz existe, les jeunes se sont toujours éclatés la tête sur des rythmes qui faisaient hurler les hauts-parleurs et les parents. Cependant, depuis 1992, on n'a plus assisté à la naissance de courants musicaux majeurs, comme le furent à leur époque le Rock, le Reggae ou le Punk. Il est vrai qu'une myriade de sous-courants se sont par contre développés tous azimuts, au point de saturer la bande FM. En étant simpliste à l'extrême, on peut la subdiviser en gros en trois groupes:

En 2290, le fossé musical entre générations est de moins en moins profond, et c'est un peu tant mieux quelque part... Comme un peu tout dans la Sphère, l'évolution s'est considérablement ralentie depuis 2101 et bien souvent les enfants découvrent dans la discothèque de papa-maman leurs groupes préférés. Même s'il restera toujours des esprits obtus pour déclarer qu'après Mozart, le Déluge!

Auteur: Stéphane "Alias" Gallay -- Hébergeur: Stéphane "Fulgan" Grobéty
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