Campagne lupanar, post-coïtum

Si vous avez suivi mon blog, vous avez dû voir les multiples compte-rendus de la Campagne lupanar, que j’ai fait jouer toute la semaine passée à Gaëlle et Éric, les ultra-mécènes qui ont financé un bon tiers de la souscription, et leurs joueurs, Fred, Alexis et Stéphane (oui, encore un!). Comme personne n’a encore répondu à ma requête de partage de lupanar, je vais donc commencer.

Jouer les sept épisodes de la campagne en une semaine tenait un peu de la gageure, mais heureusement que les Français sont les rois des ponts et que la semaine passée comptait deux jours fériés: on a pu terminer à temps – et même avec un peu de marge, puisque la campagne s’est conclue samedi matin, vers deux heures du matin.

Curieusement, j’ai trouvé l’exercice moins épuisant que je ne l’avais craint au préalable; je soupçonne que le bon accueil de mes hôtes y a été pour beaucoup (il y eut de la calorie en pagaille, j’aime autant vous dire!) et je soupçonne également que je risque de le payer plus tard. C’est pas beau de vieillir.

En fait, la partie la plus fatigante, ce fut précisément l’écriture des compte-rendus: à deux mille mots par épisode, en moyenne, je ne crois pas avoir autant écrit en si peu de temps…

Toujours est-il que, si ce n’était pas la première fois que je faisais jouer cette campagne, le format un peu particulier m’a obligé à faire quelques adaptations. Coïncidence (ou pas): lesdites adaptations rejoignaient assez nettement certains commentaires que j’ai reçus sur le sujet de la campagne.

Disons les choses ainsi: il y a beaucoup de PNJ dans cette campagne. Sans aller jusqu’à dire « trop », il est assez facile de se laisser submerger par la masse. Si on a le temps de développer les épisodes qui se déroulent au lupanar, c’est encore assez gérable, mais, si on est pressé par le temps, quelques coupes sont une bonne idée.

J’ai donc choisi de faire l’impasse sur deux personnages secondaires – Meren et Kim Pak – et de ne faire de Rajen qu’un PNJ mineur (un des PJ l’a rencontré une ou deux fois, c’est tout). L’impact sur la campagne est à peu près nul (ça nécessite juste, pour Meren, de faire sauter la partie avec le kidnapping d’Aren Tirendil) et ça allège la gestion.

En parlant du clan Tirendil, j’ai fait également l’impasse dessus, ainsi que sur le bordel d’Apotheloz; là encore, c’est une question de temps, mais aussi une forme d’équilibre des différents épisodes.

La campagne est articulée pour avoir un prologue sur Fantir, trois épisodes autour du lupanar et trois épisodes de chasse au trésor. S’il est tout à fait possible de prolonger la partie autour du lupanar, la chasse au trésor est plus compliquée à rallonger; rallonger l’une sans rallonger l’autre crée un déséquilibre et, à mon avis, ce n’est pas forcément la partie au lupanar qui est la plus intéressante en termes d’action.

Je dois avouer également que je n’ai pas forcément été très inspiré dans le choix des noms des PNJ: mis à part le léger détail qu’un nom comme Thalin Erion Mithlanmethir ou Ithin Lerdanielerintir n’est pas très évident à retenir, même pour moi, certains voisinages malheureux, comme Geryn et Veynir, ont généré une certaine dose de confusion.

Je ressors de cette expérience avec une impression mitigée: je suis un chieur, je ne suis jamais content, même de mon propre travail. Surtout, en fait. Tel que je l’ai écrite, la campagne du Secret du Domaine des trois sources tient bien la route, mais elle n’est pas parfaite. Si vous ne l’avez pas encore jouée, j’espère que ces quelques notes et les compte-rendus vous permettront de la rendre encore plus vivante et plus dynamique.

2 commentaires

  1. Merci pour ce retour, devant la faire jouer dans les prochains mois j’essaierai de garder tout ceci en tête

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