Votre Tigres Volants

Au début de cette année, j’avais lancé une question simple: et toi, c’est quoi ton Tigres Volants? Le questionnaire en ligne que j’avais proposé a reçu une trentaine de réponses – une fois retirés les doublons – ce qui est un peu inquiétant (mais pas forcément surprenant) pour ce qui est de la vie du jeu.

Ce total n’ayant plus bougé depuis un moment, je crois que le moment est venu de regarder les résultats sous le nez et d’essayer d’en tirer quelques enseignements, en vue d’une future/éventuelle/nouvelle édition.

D’abord, merci à tous ceux qui ont répondu. Oui, même à toi qui a écrit « nul ».

Ensuite, quelques chiffres. Donc, 33 réponses en tout, mais deux doublons et ce qui ressemble à un ratage d’entrée; au total, donc, 30. C’est peu, voire limite non représentatif, si on considère que le livre de base a été vendu à environ mille exemplaires: ça fait 3%. La bonne nouvelle, c’est qu’une seule réponse est franchement négative – et je soupçonne qu’elle émane de mon troll habituel.

Dans l’ensemble, donc, les retours sont positifs, même si beaucoup de commentaires insistent sur la lourdeur du système; on y reviendra.

Sur ces trente réponses, 23 disent avoir lu le bouquin, mais comme trois autres affirment avoir été déhemme et un autre avoir écrit des textes, je soupçonne qu’ils l’ont lu aussi; restent donc trois qui ont juste été joueurs. On peut donc en conclure que c’est un jeu qui est lu.

Une douzaine mentionne l’écriture; j’aurais peut-être dû préciser « écrit et publié ». Difficile de dire si ce sont certains des collaborateurs du jeu ou simplement des déhemmes qui ont pondu des scénarios pour eux et leurs joueurs. Parce que, personnellement, je n’ai pas vu passer grand-chose sur la Scénariothèque, par exemple.

J’aurais dû me méfier de la question sur les descriptifs: trop ouverte (oui, c’est une tendance, chez moi; blague eyldarin), elle m’a valu pas moins de 75 réponses différentes.

Après, il y avait pas mal de descriptifs qui peuvent se recouper sans trop de souci. Ainsi, « fun » est d’assez loin le descriptif qui revient le plus souvent; combiné à d’autres, comme « décalé » « rigolo », « drôle » ou « marrant », on arrive à plus de 20% du total.

La deuxième série de mots-clés qui revient le plus souvent est à double tranchant: elle concerne une première tranche qui inclut « complexe », « compliqué », « foutraque » ou « intimidante » et une seconde qui contient « fouillé », « travaillé », « dense ». Ce sont un peu les deux faces de la même pièce et elles ont la même taille (sept chacune).

« Science-fiction », « futuriste », « spatial » et autres arrivent ensuite, avec six mentions. Curieusement, le côté « sexe » n’est pas beaucoup cité (trois mentions, seulement), mais le côté « action » revient, sous diverses formes (« furious », « épique », « explosif ») au moins six fois.

Parmi les autres mots-clés qui apparaissent une ou deux fois, citons « helvète », « rock’n’roll » et « obi wan kenobi ». Moins positifs, on trouve aussi « caricatural », « bavard », « incomplet », « décevant » et « inadapté ».

Au niveau des divers commentaires, je ne vais pas tout citer. Mais, comme déjà mentionné, la plus grande partie des remarques concerne le système jeu, et pas en bien: old-school, lourd, potentiellement déséquilibré. Après, il y a des répondants qui l’ont eux trouvé simple et facile à prendre en main; va comprendre, Charles!

Beaucoup de commentaires encensent l’univers et le côté « qui ne se prend pas au sérieux ». Deux personnes ont souligné l’absence d’angle d’attaque et le problème du « suivi » du jeu, qui n’a pas été fait aussi bien qu’il aurait pu/dû.

Ce que j’en retiens

D’une part, que ceux qui ont pris le temps de répondre aiment globalement bien Tigres Volants. Après, ils ne sont pas beaucoup et c’est aussi un peu normal: s’ils s’en foutaient, ils n’auraient pas pris le temps de répondre.

Ensuite, que si l’univers est plutôt apprécié, sa présentation est à revoir, ainsi que les mécaniques de jeu. Que l’important dans le jeu, c’est clairement son côté fun et décalé et qu’il faudra en sérieusement resserrer l’approche initiale, lui donner un angle d’attaque plus percutant que « on peut tout faire » – phrase qui peut tout aussi bien signifier son contraire.

Je dois avouer que ces résultats ne sont pas pour moi une surprise: j’étais arrivé de mon côté à des conclusions très similaires. Mais c’est toujours une bonne chose d’avoir une confirmation et, comme ça, je vais pouvoir commencer à poser quelques bases. Je vous en reparlerai bientôt.

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