Columbus

De Tivipédia
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Anciennement appelée Tor-en-Ardaneyan, il a fallu qu’une bande de Terriens quelque peu fascisants prennent le pouvoir pendant six mois pour que la cité change de nom – un nom qui, on ne sait trop pourquoi, lui est resté. Elle se situe sur l’équateur, en bord de mer, dans une région heureusement peu touchée par les grosses tempêtes. Il y a cependant une saison des pluies, et l’architecture et l’urbanisme sont adaptés en conséquence : grandes toiles blanches au-dessus des rues, système d’évacuation des eaux performant, maisons de couleur claire, végétation abondante.

Si l’on excepte le quartier commercial, situé non loin du starport, avec ses grandes tours de verre, la ville est composée de petits quartiers mélangeant résidentiel, artisanal et espaces verts. Chacun de ces quartiers a son style propre, sur lequel se greffe parfois des particularismes ethniques ou des exigences de la mode des trois derniers siècles, ce qui n’est pas sans causer certaines « erreurs de jeunesse ». Même s’il existe quelques rares quartiers ethniques bien distincts (appelés “réserves”), la plus grande partie de la ville est métissée au-delà de toute identification. On parle à juste titre de “culture columbienne” pour désigner le mélanges des coutumes amérindiennes, occidentales et eyldarin.

Les rues sont sillonnées par quelques rares véhicules privés et par les « capsules », des taxis automatiques à antigrav pouvant transporter de trois à douze personnes d’un point à l’autre de la ville. Il y a aussi un métro, qui va de la gare des trains magnétiques au starport.

La vie culturelle y est incroyablement dense. L’université est très renommée ; contrairement au modèle eyldarin classique, elle est incluse dans la ville. Les différentes galeries, salles de cinéma, salles de concert et autres musées atteignent eux aussi des taux record d’affluence et on compte ici plus de bibliothèques par habitants que nulle part ailleurs. La vie nocturne est difficile à définir : Columbus ne dort pour ainsi dire jamais.

Comme toutes les villes de la Sphère, Columbus est un lieu de compromis. Compromis entre la civilisation eyldarin et terrienne, et au sein de cette dernière entre les tribus aborigènes et les Occidentaux, sans compter les disparités jusque dans ces deux groupes. On y parle plus de dialectes différents que dans n’importe quelle autre ville, Los Angeles, Copacabana et Fantir inclus.

Capitale planétaire d’Ardanya, c’est la plus grande ville de la République eyldarin. Columbus et ses environs immédiats comptent cinq millions de personnes, dont environ 5% d’Humains de souche terrienne occidentale, 1% d’Amérindiens, 20% d’Eyldar, 5% d’Atlani, le reste étant composé de sang-mêlés : Ataneyldar, Eyldardani et autres, plus exotiques ; le reste, soit environ 100’000 résidents de Columbus, se compose d’un peu tous les autres peuples de la Sphère.