Sainte Marie-Madeleine des Talons Aiguilles

De Tivipédia
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L'ordre de Sainte Marie-Madeleine des Talons Aiguilles est un ordre religieux fondé à Paris durant les Années d'Ombre. Il est considéré, encore aujourd'hui, comme un de piliers culturels de la ville. Dédié, comme son nom l'indique à Marie-Madeleine, l'ordre protège et compte en son sein des prostituées, ce qui cause quelques tensions avec des mouvements catholiques plus traditionnels. Le costume des sœurs se distingue de celui d'autres ordres par des talons aiguilles et une robe en vinyle qui peut être assez moulante.

La partie visible des bâtiments de l'ordre est le Temple de la Madeleine, mais la majorité du complexe trouve sous terre, dans une série de galleries qui s'étendent à l'est jusqu'à la Rue Sainte-Anne. Si la forme générale du complexe est connue, son étendue exacte est considérée secrète. Les deux principales entrées se trouve au milieu de la rue des Capucines et à l'intersection de la Rue Danielle Casanova et de la rue de Ventadour. Les rumeurs d'une station de métro privée ont toujours été niées. De fait, certains affirment qu'une réplique assez correcte du complexe se trouve dans la zone européenne de Xīnshànghǎi.

À l'origine de l'ordre était une simple église situé dans un quartier chaud de Paris qui, durant les Années d'Ombre, a connu un important afflux de femmes. Un bâtiment adjacent fut transformé en couvent. Le couvent, comme de nombreuses autres institutions religieuses, s'est retrouvé en butte au gouvernement trotskyste de la ville. Malgré de nombreuses manœuvres, le gouvernement n'est jamais parvenu à fermer le couvent, qui restait fort populaire. La dernière manœuvre a consisté à essayer de mettre en conflit le couvent et les prostituées qui pratiquaient dans le quartier, en leur offrant une concession commune sur la totalité du bâtiment qui contenait le couvent. Le but était de voir nonnes et putes se disputer sur la place publique.

Le résultat n'a pas été celui attendu: l'ordre de Sainte Marie-Madeleine des Talons Aiguilles est né, reprenant de manière unifiée les deux activités. Les premières années de cohabitation furent relativement malaisées, mais a peu à peu l'ordre se structura entre les pratiquantes et les exaltées, le couvent connut un succès d'estime mais resta en butte quasi-permanente avec le gouvernement. La situation changea dramatiquement avec l'ascension au pouvoir des Bonapartistes. L'ordre de Sainte Marie-Madeleine est le second a reconnaître le pouvoir de Joseph Bonaparte après Sainte-Jasmine, la mère supérieure ira jusqu'à laver les pieds de celui-ci avec ses cheveux.

Du jour au lendemain, les sœurs aux talons aiguilles deviennent les courtisanes les plus en vue de la ville. Jeunes filles de bonnes familles et modèles en vogue vont faire retraite dans les murs du couvent qui devient très rapidement trop petit. L'ordre commence à militer pour obtenir le bâtiment qui lui revient de droit: le temple de la Madeleine, endommagé durant les années d'ombre. Après près de deux années de discussion politiques, l'ordre obtient l'édifice ainsi que les parcelles alentours. Cette victoire est surtout due au soutien inattendu de traditionalistes craignant que le bâtiment revienne aux lucyfériens. Fortement influencé par le troglodisme, l'ordre entreprend la construction d'un couvent souterrain sous le temple.

Techniquement, l'ordre est affilié à l'Église lucyférienne réformée, mais dans les faits, il reste très proche d'une tradition chrétienne plus classique, qui lui a notamment valu sa reconnaissance par la papesse Magdalena II. La liturgie ne compte par exemple que très peu d'éléments empruntés au satanisme (la rumeur des Danses sabbatiques dans le Parc Monceau les nuits de pleine lune n'ont jamais été démontrées).