Sovtech

De Tivipédia
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La technologie soviétique dans Tigres Volants[modifier]

Une des particularités de Tigres Volants est de faire figurer dans son univers des reliquats de ce qui fut pour notre monde l’ancien empire soviétique. En 2300, cet empire soviétique n’est plus non plus, mais a donné naissance à des rejetons particulièrement bâtards. Ainsi, on trouve encore sur Terre un certain nombre de communautés non-marginales qui se réclament toujours d’un mode de vie marxisto-lénino-trotsko-stalino-krouchtchevo-brejnevo-soviétique. On dira « soviétique » pour faire court.

Ces rejetons se trouvent principalement en Europe et aux États-Unis nord-américains. D’une part dans le « Concordat soviétique », qui regroupe plusieurs États-cantons de l’Est européen (ce qui inclut les colonies, notamment Asgard), d’autre part dans la communauté russo-soviétique émigrée sur la côte ouest américaine depuis la fin de la Troisième guerre mondiale. Et surtout, ces rejetons appliquent toujours dans leurs grandes lignes, et avec plus ou moins de bonheur, un certain nombre de pratiques et de principes hérités en droite ligne de la Glorieuse Révolution d’Octobre 1917, da ! C’est notamment le cas de la technologie.

Principe 1 : Pourquoi faire compliqué ?[modifier]

La technologie soviétique simplifie tout. À part peut-être les factures. Ainsi, le choix des matériaux. Pourquoi se prendre la tête avec des matériaux composites très pénibles à fabriquer ? On n’a qu’à faire avec ce qu’on a : bois, acier, éventuellement plastique pour pot de yaourt dans le cas d’objets pour lesquels la solidité n’est pas importante (rare ; voir plus loin). Vous voulez du blindage ? Pas de problème : on a du béton. Bon, bien sûr, c’est un peu lourd, mais ça protège !

De ce point de vue, les sommets sont souvent atteints dans les domaines de l’informatique et de l’électronique. Il n’est pas rare de trouver dans les véhicules de conception soviétiques des ordinateurs embarqués (quand il y en a) à lampes. Ces ordinateurs sont d’ailleurs très rudimentaires, se contentant de ne régler que les fonctions de base du véhicule, comme la tension des moteurs électriques ; les indicateurs restent souvent des cadrans analogiques, et non des indicateurs numériques et des systèmes holo-vidéo très technologiques. L’avantage, c’est qu’au niveau brouillage, ça résiste à tout et au reste. Même aux chocs EMP.

Quand à l’électronique, bonne nouvelle: les Soviétiques ont découvert la fibre optique. Elle a juste la taille de câbles de cuivre.

Principe 2 : La vie est rude[modifier]

Les Soviétiques construisent solide. Enfin, pas tout...

En général, le choix des matériaux décrit sous le principe 1 donne des résultats assez intéressants au niveau des véhicules. C’est que, dans les pays de prédilection des Soviétiques, les conditions climatiques sont loin d’être tendres. Les hommes non plus. Les femmes encore moins.

Par exemple, la voiture soviétique (s’entend, le modèle qui n’est pas destiné à la circulation urbaine et qui de fait sert à peu près à tout, du transport en commun à la betteravière) est construite sur un châssis en acier, de préférence sévèrement renforcé parce que ça ne se remplace pas ; la carrosserie en tôle d’acier (de trois ou quatre centimètres d’épaisseur, ne chipotons pas !) est installée sur une armature, elle aussi en acier et directement soudée au châssis. Tant qu’à faire… Si on veut faire luxe, on utilise l’aluminium, mais toujours en conjonction avec un châssis acier, etc.

Là où les Soviétiques ont fait des progrès, c’est au niveau de l’inox. L’acier inoxydable soviétique est réellement inoxydable. On l’utilise même en Bretagne, c’est dire ! Il est aussi un peu plus lourd, mais on ne peut pas tout avoir.

Si on n’a pas de métal sous la main (par métal, entendez « acier » ; je précise, pour le cas où ça aurait échappé à certains…), le bois remplace avantageusement. Enfin, c’est peut-être beaucoup dire. Néanmoins, les carrosseries en bois ne sont pas rares sur certains véhicules, notamment des utilitaires utilisés dans le Grand Nord, et ce pour une raison très simple: le bois gelé ne colle pas à la peau. Autre conséquence de ce genre de principe : le département de la redondance redondante. C’est particulièrement flagrant dans les systèmes électroniques, où souvent les composants sont à triple exemplaire. Pour contrebalancer (un peu) leur manque de fiabilité.

Contraste étonnant: les véhicules conçus pour usage urbain sont beaucoup plus fragiles de conception : châssis en aluminium, carrosserie en pot de yaourt dans les bons jours ; les moteurs et l’électronique de bord sont plus développés, souvent d’importation ouest- ou centre-européenne. Préférée par les cadres ou les apparatchiks, ce genre de trottinette occidentalisée est considérée avec dédain par les puristes.

Principe 3 : Récupérez, il en restera toujours quelque chose...[modifier]

Il faut voir les choses en face : jusqu’à peu, la plus grande richesse des pays de l’ex-URSS était les stocks cyclopéens de matériel – souvent d’origine militaire, mais le fait est qu’il est difficile de voir la différence – entreposés un peu partout dans le pays. La plupart des infrastructures étant réduites à l’état de plaines radioactives, il fallut bien se débrouiller avec ce qu’on avait. Et du coup, la « Recycling-Kultura » (appelée « Ruinenpolitik » dans la partie germanophone de l’Europe) est née.

Le matériel soviétique est donc souvent recyclé. S’il ne l’est pas en lui-même (pièces de ceci, bouts de cela), ce sont les idées, principes et concepts divers qui le sont. Pendant longtemps, les écoles d’ingénieurs dans les pays soviétiques ressemblaient à s’y méprendre à un savant mélange entre cours d’histoire des sciences, apprentissages manuels, photocopiologie et apologie de l’exploitation des ressources cachées. En sortaient des gens plus qualifiés pour la brocante en gros que pour l’ingénierie ; l’imagination et la créativité n’étaient orientées que vers la transformation et l’amélioration de choses anciennes.

Et cet état d’esprit allait très loin, jusque dans des sphères n’ayant que peu de relations avec la mécanique, comme la finance, les arts, et bien sûr la politique.

Pour ce qui est du matériel et de la technologie, cela donne quelque chose qui, pour des raisons totalement différentes, s’apparente un peu à la technologie eyldarin, en ce sens qu’on peut retrouver des pièces de machines à coudre dans une mitrailleuse lourde ou une moto. Ce qui, au passage, rend difficile l’étiquetage précis des cargaisons : une caisse de pièces pour machine à coudre peut tout aussi bien donner au remontage une mitrailleuse lourde, une moto – ou une machine à coudre…

L’avantage de ce genre de blague, c’est qu’on peut facilement réparer un appareil en cannibalisant des objets qui semblent n’avoir qu’un lointain rapport. Bien sûr, ça veut dire un certain nombre de compromis au niveau de la complexité, de l’efficacité et de la fiabilité. En règle générale, un bidule sovtech casse souvent, mais se répare vite.

En termes de jeu[modifier]

En restant très générique, on dira qu’un peu tout peut être fait en sovtech: armes, véhicules, outils, appareils électroménagers, etc. Le déhemme est bien sûr seul juge ; si vous vous retrouvez avec une Sovbattlestar, il ne faudra vous en prendre qu’à vous-mêmes !

En sovtech, tout pèse deux fois plus lourd et est deux fois plus solide. C’est par contre nettement moins fiable (mais cette fiabilité n’est pas modifiée par des facteurs extérieurs, genre climat), mais moins complexe. Le prix en est réduit de 25%.

Souvent, ça fait aussi plus de bruit, ça ne ressemble à rien, mais en plus moche, en bref, ça a autant de classe qu’une poubelle de hachélème après quinze jours de grève des éboueurs. Mais quand on aime…