Alt-Erdorin, un autre univers partagé

Héritages, chapitre 2

De temps à autre, Axelle et moi, on se trouve à faire des trucs idiots ensemble. Non, pas ce genre de trucs idiots, bande d’obsédés! Un indice: ça a un rapport avec Tigres Volants.

Dans le cas présent, Axelle a commencé à poser les premières lignes de Héritages, un roman-feuilleton qui se passe dans l’univers de Tigres Volants, mais pas tout à fait. Et moi, de mon côté, je me suis aussi mis à poser des textes qui se déroulent dans l’univers de Tigres Volants, mais pas vraiment.

Avec en plus le fait que les deux histoires se déroulent en 2015, mais dans un monde où la Troisième Guerre mondiale n’aurait pas eu lieu. En termes de pitch, ça se dit ainsi:

La Troisième Guerre mondiale n’a pas eu lieu.

Pendant la trêve du 24 décembre 1992, un ultime concert pour la paix a été l’occasion d’une manipulation psychique à grande échelle. Une poignée de musiciens plus ou moins magiciens ont canalisé les inspirations de plusieurs millions de personnes au travers d’un complexe mécanisme psychique mis en place il y a des millénaires, l’Arbre-monde.

La guerre ne s’est pas simplement arrêtée, elle n’a jamais eu lieu. Et presque personne ne l’a jamais su.

Vingt ans plus tard, la magie revient.

À l’origine, il y a un scénario pour Tigres Volants que j’avais écrit il y a longtemps, qui s’appelait Dernier concert avant la fin du monde et plaçait les joueurs dans les godillots de jeunes Londoniens, le 24 décembre 1992.

Puis, ceux qui suivent mes écrits sur Atramenta ont peut-être vu apparaître un texte intitulé États altérés. C’est une tentative pour donner une suite à la fois à ce scénario et au texte Les sons impossibles, une nouvelle qui était née de mon expérience au festival Night of the Prog et à une longue frustration sur l’existence (ou quasi-absence d’icelle) de fictions inspirées par le rock progressif.

Le projet que j’ai dans la tête et qui, pour le moment, a pour titre de travail « Progressions » mélange l’univers de Tigres Volants, notre monde contemporain et mes goûts bizarres en matière de musique. Ça, c’est pour le concept. Ensuite, la question est de savoir qu’en faire. À ce stade, mon écriture est plus une sorte d’effort cathartique pour poser sur papier des impressions tirées d’expériences semi-mystiques pendant des concerts. C’est peut-être bien joli, mais ça ne fait pas pour autant quelque chose d’intéressant à lire.

La bonne nouvelle, du coup, c’est que je ne suis plus le seul à bosser sur cette idée. Axelle, elle, a une idée assez claire de ce qu’elle veut faire et entre elle, Alysia et moi, on avance dans diverses directions qui, au final, pourraient donner quelque chose de sympa.

Tel que c’est parti, je m’oriente vers des histoires de conspirations quelque peu délirantes et de musiciens-magiciens itinérants, à mi-chemin entre Perkeros, Scooby-Doo et Men in Black, mais avec plus de sexe. À vrai dire, je n’exclus pas de me lancer dans un projet d’écriture « feuilletonesque » publié au jour le jour, sans savoir réellement à l’avance où l’histoire va me mener. Quitte à tout retravailler ensuite.

Est-ce que ça formera la base d’un éventuel reboot de Tigres Volants? Pour le moment, je dirais que non, mais je n’exclus rien non plus. À mon avis, l’univers « classique » de Tigres Volants est plus riche et plus intéressant pour un jeu de rôle que nos délires « sexe, drogues, conspirations et rock’n’roll ».

Et puis c’est un monde sans Rowaans.

Illustration: Psychée